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Le gauchiste Jovial

Luc Chatel ? Un ministre plutôt nul.

27 Septembre 2011 , Rédigé par Ostpolitik

Ce Mardi 27 septembre ne fut pas un jour extraordinaire dans la vie palpitante de notre belle république. Le temps était plutôt agréable, les fleurs fleurissaient le long des allées fleuries, où les amoureux allaient compter fleurette, à fleur de peau, à leur dulcinée.

Pourtant, les profs étaient dans la rue.

Un instant.

J'entends d'ici mon voisin de droite néo-libérale à tendance spéculative se gausser de la légendaire paresse de ces hussards de la république, qui, au lieu de remercier chaque jour que Dieu fait notre pays de leur avoir donné un poste aussi prestigieux, et au lieu de voter à droite pour continuer à avoir un salaire presque supérieur au SMIG, se pavanent dans les rues, l'étendard à la main.

Du calme sémillant voisin. Tempère tes ardeurs, et sache que la mobilisation de l'enseignement privé ne fut pas des moindres ! La presse du pays entier relève qu'il faut revenir à 1984 pour retrouver une telle mobilisation des écoles sous contrat.

Et encore, c'était contre un projet de loi de la gauche.

Il me semble tout à fait légitime de se poser des questions, lorsqu'un président de droite s'attire les foudres de l'enseignement catholique qui fait partie intégriste intégrante de son électorat. 

La raison de cette grogne sociale chez les profs est toujours la même depuis le début du mandat de notre président bien aimé: les suppressions de postes. Cette politique injustifiée et injustifiable a des conséquences désastreuses sur l'école Républicaine : enseignants obligés de faire le grand écart entre plusieurs établissements, options supprimées, classes pleines à craquer...

Si l'on ajoute à cela la réforme absurde de l'année dernière, qui a supprimé l'histoire-géographie en Terminale S, et instauré des cours de "tronc commun" en première L,ES et S, on comprend assez aisément le sentiment de raz-le-bol général dirigé contre Sarkozy.

 

Mais le ministre de l'Education Nationale expliquera sa "réforme" mieux que moi.

 

édifiant...

Vous comprenez mieux ou est le problème n'est ce pas ? Chatel parle de donner le "même programme" d'histoire aux élèves des filières ES,L et S, mais ces derniers n'auront qu'un an, à raison de quatre heures par semaine, pour faire ce que les L et ES font en deux ans, avec deux fois plus d'heures.

Et notre bon roi Châtel, avec sa belle trogne de premier de la classe, nous dit droit dans les yeux, sans sourciller que la matière ne doit pas perdre sa "place éminente". Laissez moi rire.

Pourtant, même avec la mobilisation de la moitié des enseignants selon les syndicats, et d'un quart d'entre eux selon le police (je ne compte pas le privé qui n'a pas moyen de décompter ses manifestants), Chatel persiste et signe dans sa politique de destruction du système éducatif, en refusant de revenir sur sa politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, et continue de prôner son école "personnalisée". 

Il faudrait juste m'expliquer comment il compte personaliser le parcours scolaire de chaque écolier en supprimant des postes de profs. Surement pas avec les heures "d'aide individualisée" qui se déroulent... en classe entière.

Mais il est vrai que Chatel à une conception assez particulière des mathématiques :  http://www.youtube.com/watch?v=ulnLgYAM-0U

 

http://media2.paperblog.fr/i/434/4346315/luc-chatel-conseille-chercher-profs-pole-empl-L-njyTul-175x130.jpeg
"Allô, Nicolas ? J'ai supprimé des postes pour qu'il y aie
moins d'élèves par classe !"


Mais son mentor et modèle, le plus français des hongrois, a une bien meilleure technique pour répondre à la grève. Celui ci à en effet déclaré vouloir penser d'abord aux salariés de l'industrie dont les emplois sont menacés par la concurrence, alors que les fonctionnaires, c'est bien connu, disposent d'avantage exorbitants.
Vous le sentez le vent nauséabond de la campagne présidentielle ? Sarkozy ressort le traditionnel argumentaire de la droite qui vise à dénigrer les fonctionnaires, tout en essayant, comme en 2007, de rallier à sa cause l'électorat ouvrier.
Qu'il est malin notre futur "candidat non-déclaré" !
Terminons tout de même sur une note d'humour : Lors d'une des manifestations d'aujourd'hui, à Paris, la présidente du Parti Démocrate Chrétien a été prise à parti par des manifestants, et contrainte de quitter le cortège, après un échange verbal un peu musclé. Cela a vraiment failli tourner en eau de Boutin. (quoi ? oui, j'ai tout misé sur cette blague.)
Si vous voulez vous détendre un peu, la scène, que le Figaro décrit comme une véritable aggression, est diponible ici. 
Qu'il est bon de rire un peu en ces temps troublés.
                                                                                                                                                               
                                                                                                                                                             votre agacé, Ostpolitik.

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